Épillets : n'hésitez pas à tondre les zones à risque

21/07/2021

Épillets : n'hésitez pas à tondre les zones à risque

Pour limiter le risque d’accrochage des épillets dans le pelage, il est conseillé de couper les poils ou de tondre les zones à risque pendant la belle saison : face interne des oreilles, extrémités des pattes, région du ventre et du poitrail…

GARE AUX OREILLES TOMBANTES

Les chiens à oreilles tombantes (et poilues) sont à surveiller particulièrement l’été : quand le chien a le nez au sol, les poils situés sous l’oreille font de parfaits points d’ancrage pour les épillets. Une fois ceux-ci accrochés, ils peuvent tomber dans le conduit auditif où ils risquent de provoquer une otite, voire parfois une perforation du tympan. Un chien avec un épillet dans l’oreille manifeste en général une très grande gêne, il secoue la tête, la penche d’un seul côté, se gratte les oreilles

Les graminées sauvages produisent, dès la fin du printemps, des petites structures qu’on appelle des épillets, ou encore des « voyageurs » ou des « spigaous » dans certaines régions. Ces épis secondaires ont une structure sèche et dure, ils se détachent très facilement de la tige et ils s’accrochent au pelage des animaux grâce à leur extrémité piquante. Quand ils ne sont pas repérés très vite, les épillets peuvent provoquer des lésions graves chez les chiens.

Si vous possédez un cavalier King Charles, un cocker, un caniche, un épagneul, un golden retriever, un braque à poil long (…), inspectez régulièrement la région des oreilles, coupez les nœuds éventuels dans le pelage et n’hésitez pas à tondre la face interne des pavillons pour limiter le risque d’otite par corps étranger.

SURVEILLEZ LES PIEDS ET LES BOUTS DES PATTES

Un épillet possède une extrémité perforante capable de se glisser sous la peau, surtout dans les zones où elle est particulièrement fine, comme les espaces entre les doigts. Si on ne remarque pas tout de suite sa présence, l’épillet va rapidement devenir invisible et s’infiltrer dans les tissus. En quelques jours, il peut parcourir un long trajet et occasionner des lésions graves. La présence d’un épillet pourra être suspectée si le chien a visiblement mal à une patte et hésite à la poser : la migration de l’épillet provoque en effet une inflammation et l’apparition d’abcès tout le long du trajet suivi par le corps étranger. Une intervention chirurgicale sera alors nécessaire pour extraire l’épillet car il ne s’évacuera pas tout seul.

Pour éviter d’en arriver là, tondez les extrémités des pattes des chiens qui ont des poils longs à cet endroit, ayant tendance à former des bourres : caniche, cocker, bouvier bernois, bichons, berger australien, briard, shih tzu, etc. Toilettez soigneusement aussi le dessous des pattes, en coupant les poils qui dépassent.

N’OUBLIEZ PAS LA PARTIE INFÉRIEURE DU CORPS

Quand un chien se couche dans l’herbe, les épillets qui s’accrochent aux poils des cuisses et du ventre peuvent ensuite progresser jusqu’aux voies génitales : leur présence explique ainsi les infections vaginales à répétition chez les chiennes ou d’abcès du fourreau chez les mâles. Tant que l’épillet sera présent, aucun antibiotique ne résoudra le problème ! Encore une fois, la tonte des régions à risque aide à prévenir les risques d’introduction des épillets dans les voies naturelles. Il est donc conseillé de couper ou de tondre les longs poils à l’intérieur des cuisses et sous le ventre.

Attention ! Ne cédez pas à la tentation de tondre votre chien entièrement « parce qu’il fait trop chaud pour porter un manteau de fourrure » ! Le pelage est au contraire un isolant naturel qui protège l’animal de la chaleur (et sa peau des coups de soleil). Vous pouvez à la rigueur désépaissir un peu la fourrure si votre chien a un pelage très long et très dense mais ne coupez surtout pas trop court. Le mieux est encore de faire appel à un toiletteur professionnel. Un pelage mal entretenu peut favoriser les problèmes cutanés par temps chaud. N’hésitez donc pas à brosser votre chien tous les jours pour éliminer les poils morts (et repérer la présence éventuelle d’épillets !).

AUTEUR DE L'ARTICLE

  • Pascale PIBOTJournaliste spécialisé

    Pascale Pibot, vétérinaire, a travaillé en clientèle canine/féline ainsi qu’en entreprise. Elle est devenue journaliste scientifique indépendante en 2008 et collabore régulièrement à plusieurs magazines destinés aussi bien aux professionnels de la santé animale (vétérinaires, pharmaciens, éleveurs…) qu’au grand public. Elle s’implique également dans les problématiques environnementales.

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