Comment protéger son chien des insectes piqueurs

29/05/2020

Comment protéger son chien des insectes piqueurs

Avec les beaux jours, les insectes reviennent en masse. En particulier les insectes volants qui perturbent considérablement les soirées à l’extérieur : moustiques, moucherons et autres phlébotomes... La peau humaine n’est pas la seule à réagir a l’attaque de ces insectes piqueurs. Les chiens peuvent aussi en souffrir, surtout ceux qui ont tendance a présenter facilement des irritations cutanées.

Les chiens peuvent également être victimes de maladies parasitaires dont les agents sont transmis par la piqûre de certains insectes ; il est donc important de les protéger. 

Les insectes volants et les maladies parasitaires


Paludisme et chikungunya sont deux maladies humaines transmises par les moustiques ; le cheval peut être victime du virus de la fièvre du Nil transmis par ces mêmes insectes. Chez le chien, c’est a la leishmaniose à laquelle on pense immédiatement quand on parle de maladie transmise par les insectes piqueurs (même s’il existe d’autres exemples dans les pays tropicaux).
La leishmaniose canine est due à un parasite qui est transmis aux chiens par la piqûre des phlébotomes, de petits insectes volants qui se nourrissent de sang, comme les moustiques. La maladie est grave chez le chien et surtout, les chiens contaminés constituent un réservoir pour l’Homme, également menacé par la leishmaniose. Protéger le chien est donc important pour limiter le risque chez l’Homme.

Les phlébotomes sont présents dans au moins 25 départements français. La leishmaniose était traditionnellement cantonnée dans le sud-est de la France mais elle s’est étendue vers la façade Atlantique, en longeant les contreforts des Pyrénées. La maladie a diffuse au sud du Massif Central, dans le Tarn et le Lot-et-Garonne. L’Ardèche, la Drôme et la Lozère sont aussi des départements à risque.

Protéger son chien contre les phlébotomes

C’est au crépuscule que les piqûres sont particulièrement à craindre. On peut donc théoriquement conseiller de rentrer son chien le soir mais en pratique cette mesure est peu efficace, même si l’habitation est équipée de moustiquaires. La petite taille des phlébotomes leur permet en général de traverser les grilles. Pour renforcer leur efficacité, il faut les vaporiser d’un produit insecticide.
Les ventilateurs et l’usage de diffuseurs anti-moustiques à l’intérieur de la maison aident à diminuer le risque de présence des insectes a l’intérieur mais il est évident que l’on ne peut pas cloîtrer son chien tous les soirs, surtout en vacances !
Le mieux est encore d’utiliser un insecticide ou un répulsif qui éloigne les insectes volants (ou insectifuge). Un insecticide tue les insectes alors qu’un insectifuge se contente de les tenir à distance ; la protection n’est donc pas assurée à 100 % avec un insectifuge mais il représente une solution plus économique et convient bien aux propriétaires désireux de trouver des solutions « naturelles ».

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Que l’on réside dans une zone a risque de leishmaniose ou que l’on vienne simplement y séjourner en vacances, il est important de protéger son chien contre les phlébotomes pendant la belle saison. Ces insectes préfèrent l’arrière-pays aux zones côtières car ils craignent le vent. Les forêts de chênes entre 80 et 400 m d’altitude et une température d’environ 20 °C sont idéales pour eux.

Le collier insectifuge : une approche efficace

Les répulsifs à pulvériser sur le pelage ont une action limitée à quelques heures. Pour un chien, c’est une solution peu pratique car cela suppose des administrations à répétition, que l’on risque d’oublier très facilement. A l’inverse, les répulsifs anti-insectes contiennent souvent des huiles essentielles et une administration trop fréquente risque d’intoxiquer le chien. Les corps gras diffusent en effet très vite dans l’organisme et un surdosage peut s’avérer très grave, surtout si l’animal se lèche. De nombreux animaux sont morts suite à des troubles nerveux ou hépatiques déclenchés par les intoxications aux huiles essentielles.
Le port d’un collier insectifuge spécialement formulé pour l’espèce canine est un moyen plus simple et beaucoup plus sûr de protéger son chien.

QUELQUES PRÉCAUTIONS D’EMPLOI

  • Achetez un collier répulsif chez un spécialiste des produits vétérinaires. L’offre est large en la matière mais tous les produits ne sont pas aussi efficaces. Faites-vous bien conseiller au moment de l’achat.
  • Choisissez un collier adapté à la taille de votre chien ! S’il s’agit d’un collier réglable, coupez simplement la partie qui dépasse de la boucle une fois le collier posé, en faisant attention de le serrer modérément. (Certains colliers sont munis d'un dispositif anti-étranglement pour la sécurité du chien).
  • Si votre chien doit se baigner ou si vous le lavez souvent, prenez soin de choisir un collier qui résiste à l’eau.
  • N’attendez pas d’être arrivé sur votre lieu de vacances pour faire porter un collier insectifuge à votre chien ! Dans la plupart des cas, la diffusion des substances actives dans tout le pelage à partir du collier nécessite quelques jours. La protection du chien doit donc être anticipée et le collier une fois en place ne doit plus être enlevé.
  • Vérifiez bien la durée d’action du collier. Suivant les produits, la protection est plus ou moins longue, entre 2 et 4 mois en moyenne. Si le chien se baigne beaucoup ou si la pression des insectes est vraiment forte, n’hésitez pas a le remplacer avant la date théorique d’expiration du produit.
  • Une fois le collier en place, vérifiez très régulièrement qu’il ne gêne pas votre chien ou celui-ci ne développe pas de réaction d’intolérance cutanée, ce qui peut toujours se produire. Si la peau paraît irritée, retirez immédiatement le collier.
De nombreux types de colliers insectifuges existent pour les chiens. Certains sont imprégnés d’un produit insecticide (ex : pyrèthre, deltaméthrine...), d’autres contiennent des substances végétales censées éloigner les insectes : géraniol, lavandin, extraits de margousier (huile de neem ou margosa), citronnelle, camphre, clou de girofle, menthe sauvage, etc. Dans la plupart des cas, plusieurs principes actifs sont associés afin d’optimiser leur action et d’offrir une protection contre les insectes volants qui peut parfois s’étendre aussi aux puces et aux tiques.

Comme pour tout produit pharmaceutique, lisez bien toutes les informations relatives au produit avant son utilisation et rappelez-vous qu’un collier répulsif pour chien ne doit pas être utilisé pour un chat, sauf si le mode d’emploi stipule que le produit convient aux deux espèces. 

Source : animaux-online.com - Le site de la rédaction du magazine 30 millions d'amis


AUTEUR DE L'ARTICLE

  • Pascale PIBOTJournaliste spécialisé

    Pascale Pibot, vétérinaire, a travaillé en clientèle canine/féline ainsi qu’en entreprise. Elle est devenue journaliste scientifique indépendante en 2008 et collabore régulièrement à plusieurs magazines destinés aussi bien aux professionnels de la santé animale (vétérinaires, pharmaciens, éleveurs…) qu’au grand public. Elle s’implique également dans les problématiques environnementales.

 

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